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Agence de l’eau Loire-Bretagne
Coopération internationale
04/12/2015
La loi Oudin du 9 février 2005 autorise les agences de l’eau et les collectivités locales à attribuer des aides de solidarité internationale dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, jusqu’à un plafond de 1 % de leurs ressources. L’agence de l’eau Loire-Bretagne s’est engagée dans cette voie depuis 2006. Au 10e programme, elle poursuit son action dans ce domaine.

La coopération internationale des agences de l'eau est fondée sur la loi du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques et sur la loi du 9 février 2005 (dite loi Oudin-Santini). Les dispositions de cette dernière offrent aux agences de l'eau la faculté, en cohérence avec la politique internationale et communautaire de la France, d'apporter des aides techniques et financières pour des actions de coopération institutionnelle et des actions de solidarité.
Ainsi l'agence de l'eau Loire-Bretagne s'engage depuis plus de 10 ans à partager ses moyens humains, intellectuels et financiers pour faciliter l'accès de tous les humains à une eau potable de qualité et à un assainissement approprié et cela par le biais de :

La coopération institutionnelle : partager le savoir-faire

Les actions de coopération institutionnelle visent à mettre en place et à développer des instruments de coopération entre organismes de différents pays en vue de transferts de compétences et d'expériences, d'échanges technologiques ou tout autre type de relations bénéfiques pour les parties concernées.
L'agence a signé des accords de partenariat avec des organismes de bassin de Hongrie, du Brésil, du Mali, du Burkina Faso et du Cambodge.
Elle a lancé conjointement avec l'O.I.Eau et d'autres agences des expériences pilotes de gestion par bassin au Vietnam, au Laos, au Cambodge, au Myanmar (bassin du Mékong), au Burkina-Faso et au Ghana (bassin de la Volta).
Enfin l'agence fournit, notamment dans le cadre de ses partenariats, des expertises pour des missions de courte durée sur des thèmes institutionnels (organismes de bassin), financiers (redevances – aides) et techniques (aménagement des ressources en eau, Sdage, Sage, réseaux de mesures…).
 

  Un exemple de coopération institutionnelle avec l'agence de l'eau du Nakanbé (Burkina Faso)

Dans le cadre de la promotion de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) à l’international, l’agence de l’eau Loire-Bretagne et l’agence de l’eau du Nakanbé au Burkina Faso (partenaires depuis octobre 2010) ont réalisé conjointement un film documentaire présentant les enjeux majeurs du XXIe siècle en matière de gestion de l’eau en Afrique sahélienne.
Cet outil pédagogique est à destination des décideurs occidentaux et africains et montre un exemple réussie de coopération décentralisée pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire relatifs à l’eau et à l’assainissement.

Ce film tourné au Burkina Faso en août et septembre 2014, fait intervenir les différents usagers de l’eau de ce bassin, tout en mettant en exergue les indispensables interactions entre eux. Celui-ci sera présenté en France, en Afrique et lors du 7e Forum Mondial de l’eau qui se tiendra en avril 2015 à Daegu en Corée du Sud.

La coopération de solidarité

Les actions de solidarité consistent à apporter à une population un ensemble de moyens et d'équipements dont elle est démunie et à les mettre en œuvre avec sa participation active. Ces actions comprennent aussi la formation permettant la prise en charge par la population bénéficiaire du fonctionnement et de l'entretien des installations ainsi créées.
Depuis 2006 et à Loire-Bretagne près de 12 millions d'euros (2 M€ au titre de 2014) ont été affectés pour ce type d'actions, soit aujourd'hui plus de 250 projets aidés répartis sur une vingtaine de pays d'Afrique, d'Asie et de la zone Caraïbes.

Carte mise à jour en septembre 2013


Afficher Mission Internanionale de l'eau, projets financés par l'agence de l'eau Loire Bretagne sur une carte plus grande

Les aides sont versées à des ONG, associations ou collectivités du bassin Loire-Bretagne pour des projets d'alimentation en eau potable et d'assainissement dans des pays en développement.
Enfin l'agence effectue annuellement une mission de suivi-évaluation de certains des projets aidés par elle afin d'en apprécier la qualité et surtout leur propension à la pérennisation des équipements financés. A ce jour plus de 50 projets ont été évalués au Mali, au Burkina, au Togo, au Sénégal au Bénin, à Madagascar et en Asie du Sud-Est. Toutes ces évaluations montrent clairement :

- le bien fondé et la réelle efficacité des aides sur la santé, sur la moindre pénibilité et sur la disponibilité dégagée notamment pour les femmes par la proximité du point d'eau ;
- l'implication forte des associations (françaises et locales), des collectivités (Nord et Sud) ainsi que de la population bénéficiaire ; cela étant un gage de réussite de la pérennisation de ces projets.
   
Les relations publiques internationales

L'agence entretient des contacts avec de nombreux organismes français intervenant à l'international dans le domaine de l'eau et de la coopération décentralisée : O.I.Eau, Partenariat français de l'eau (PFE), Conseil mondial de l'eau, pS-Eau…
Elle participe activement aux travaux du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). Créé en 1994 sur une initiative française, ce réseau regroupe aujourd'hui près de 100 pays de tous les continents. Son secrétariat est assuré par l'O.I.Eau pour le compte du ministère de l'écologie et des agences.
Le RIOB, désormais reconnu sur la scène internationale et notamment par les grands bailleurs de fond (Banque mondiale), est un forum où sont confrontées les expériences des différents pays en matière de gestion décentralisée des ressources en eau.
De la même manière, l'agence de l'eau Loire-Bretagne reçoit régulièrement des délégations étrangères de différents pays (Turquie, Malte, Corée du Sud, Japon, Sénégal, Algérie…) pour leur présenter l'expérience française de gestion de l'eau par bassin.

Contact :  Mission internationale - Agence de l’eau Loire-Bretagne
                     9 avenue de Buffon - CS 36339
                     45063 Orléans cedex 2

Les modalités d'aides

 

La fiche de modalité et taux de subvention

 

Accès à l'eau et à l'assainissement dans les pays en développement
 
   >> télécharger la fiche d'aide  ( 1,7 Mo - janvier 2016)

 

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Coopération décentralisée, les agences de l’eau dressent le bilan

Chaque année, les agences de l’eau et les collectivités accompagnent de nombreux projets de solidarité ou de coopération institutionnelle dans le cadre de la loi Oudin Santini, contribuant ainsi de façon non négligeable à l’Aide Publique au Développement.

Ce rapport d’activité propose un bilan de l’efficacité de ces aides et présente l’articulation des interventions des agences de l’eau avec leurs principaux partenaires, l’Agence Française de Développement, le Partenariat Français pour l’Eau, l’Office International de l’Eau et le PSEau, les ONG, les associations…

On estime que depuis 2007, grâce aux projets de coopération décentralisée auxquels les agences de l’eau participent, 4,5 millions de personnes ont eu accès à une eau potable et 400 000 à l’assainissement. 13,6 millions d’euros ont été consacrés par les agences de l’eau à ces actions, soit 0,72% de leurs recettes.

>> voir le rapport d'activité  ( - 815 Mo)

- le 22/12/2015 -

   

Interview de Sophie Auconie : La femme est l'avenir de l'eau

Sophie Auconie
 

Fonction Gouverneure au Conseil mondial de l’eau, vice-présidente du Comité national de l’eau

  
La femme est l’avenir de l’eau
Interview accordée à Sauvons l'eau, site de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse

- le 13/09/2016 -

 Quand les porteuses d’eau deviennent porteuses de projets.

Le secteur de l’eau et de l’assainissement est l’un des plus concernés par les grands défis socioéconomiques, sanitaires et de lutte contre le dérèglement climatique, auxquels il peut apporter des réponses pertinentes. Lors de la Conférence internationale « Eau et Climat » organisé en post-COP21 à Rabat, de nombreux messages ont été adressés à l’ensemble de la Communauté Internationale de l’Eau ainsi qu’aux Gouvernements : les objectifs de lutte contre le dérèglement climatique ainsi que l’accès à l’eau et à l’assainissement ne peuvent pas être atteints sans un soutien sans faille des pays du Nord envers les pays du Sud. Ce soutien devra être autant politique que scientifique, technique que financier.

D’ores et déjà, le nouveau programme de Développement Durable, adopté en septembre 2015 par la Communauté Internationale, a intégré l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous et la gestion durable des ressources en eau parmi ses 17 objectifs. Il est impératif de poursuivre cet élan et de saisir l’occasion de la Conférence de Marrakech, COP22, pour faire de l’eau une priorité dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Pour ce qui concerne la solidarité internationale, la France a su se doter, à travers la loi Oudin-Santini, d’un outil de soutien en autorisant les agences de l’eau, associées aux collectivités territoriales, à attribuer des aides pour l’accès à l’eau et à l’assainissement jusqu’au plafond de 1 % de leurs ressources. Ce type de démarche pourrait être décliné sur l’ensemble des Etats Membres de l’Union européenne puis de la Communauté internationale. Cette manne financière nouvelle permettrait d’obtenir les moyens de mise en œuvre des mesures adoptées dans l’Agenda international.

Dans ce cadre, il semble indispensable de s’assurer de la pleine participation des femmes. Une analyse très factuelle permet, aujourd’hui, de dire que l’exclusion des femmes de la planification des programmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement est la principale cause du grand nombre d’échecs de ces programmes. Les initiatives internationales, telles que la Décennie internationale de l’eau potable et de l’assainissement ainsi que la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (CNUED), ont joué un rôle déterminant dans la promotion du rôle des femmes dans la gestion de l’eau. C’est d’elles, finalement, que dépend le succès des politiques et des programmes d’approvisionnement, d’assainissement et de mise en valeur des eaux.

En effet, là où l’accès à l’eau et à l’assainissement est difficile, les femmes jouent un rôle essentiel dans sa gestion. Alors que les hommes sont plus liés aux cultures de rapport, c’est toujours à la femme qu’incombent l’utilisation de l’eau et surtout sa collecte, son stockage pour l’ensemble du foyer. Très jeune, la femme apprend à la transporter, à la stocker, à optimiser son usage et à contrôler l’utilisation des points d’eau. Elle participe également à son recyclage par la récupération des eaux grises pour l’entretien de la maison, l’irrigation ou le bétail.

A mesure que l’homme, les animaux et le ruissellement provenant de l’agriculture contaminent les sources d’eau, que s’accroît la sécheresse ou encore que se dégradent les sources du fait d’une mauvaise gestion des bassins versants, les femmes et les enfants doivent parcourir de plus longues distances pour se procurer de l’eau. En Égypte, quelque 30 % des femmes marchent tous les jours pendant plus d’une heure pour trouver l’eau nécessaire au ménage. Dans certaines régions d’Afrique, les femmes et les enfants consacrent huit heures par jour à la collecte de l’eau. Au Malawi, par exemple, lorsque les hommes viennent collecter de l’eau, ils se permettent de passer devant les files d’attente des femmes et des filles.

La collecte de l’eau est un fardeau qui repose entièrement sur les épaules des femmes et des filles, dès leur plus jeune âge. La conséquence, pour les filles, est évidemment de les priver des chances d’acquérir une éducation. Pour les femmes, cette corvée les empêche de se livrer à l’éducation de leurs enfants, mais aussi à des activités productives, ou tout simplement de profiter de temps de loisirs. Les femmes et les filles participent à promouvoir la survie, la protection et le développement des plus petits. La femme, si elle disposait de temps, pourrait encourager les changements de comportement, essentiels pour pouvoir tirer tout le parti possible de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ; assainissement qui est, souvent, symbole de sécurité pour les femmes en période de menstruation, lorsqu’elles n’ont accès à aucune protection adaptée et doivent s’absenter durant plusieurs jours de travail ou d’école par mois.

A l’heure où les besoins mondiaux en eau augmentent à un rythme accéléré et dans de nombreux pays, la création de nouveaux systèmes d’approvisionnement apparaît comme une urgence. Parallèlement, la pollution accrue des eaux nécessite d’associer les projets d’approvisionnement à ceux des réseaux d’assainissement.

Pour conclure, je dirai que toutes les planètes sont alignées pour qu’enfin l’accès à l’eau et à l’assainissement soient considérés comme u n droit fondamental par la Communauté Internationale et que chacun des acteurs mesure l’ampleur des inégalités dans le monde. J’aime à rappeler qu’il existe une corrélation directe entre l’octroi aux femmes de droits fonciers et de la gestion de l’eau avec une productivité plus élevée de la terre et de la main-d’œuvre : la femme est donc bien l’avenir de l’eau. Et dans ce cadre, la distance entre nos rêves et nos réalités, s’appelle l’action ! 

source : site Sauvons l'eau !

   

   

 Imprimés de demande d'aide financière :
 
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Coopération internationale   

 

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