| Agence de l'eau Loire-bretagne | | Ressources et besoins en eau |  |  | | 19/03/2009 | | L’eau, à partir de ses deux éléments chimiques, hydrogène et oxygène, peut se former spontanément au sein de l'univers, si certaines conditions sont réunies. | |
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L’eau, à partir de ses deux éléments chimiques, hydrogène et oxygène, peut se former spontanément au sein de l'univers, si certaines conditions sont réunies : ils doivent être en quantité suffisante, la température ne doit pas être trop élevée (2 à 3 mille degrés seulement), pour ne pas briser les liaisons ; enfin le rayonnement ultraviolet ne doit pas être trop important.
Dans ces conditions l’eau peut se former assez facilement dans le cosmos.
L'eau est apparue lors de la formation de la terre (formation dans l'univers des planètes et des différents éléments qui les constituent - dont l'eau - sous des conditions très particulières).
Aujourd'hui grâce à l'atmosphère qui joue le rôle d'un couvercle géant au-dessus de la terre, elle ne peut pas s'échapper de notre planète (c'est à dire qu'au-delà des nuages, elle ne part pas dans l'univers).
C'est toujours la même eau qui réalise son cycle de l'eau sur notre planète.
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L’eau disponible

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Le point de départ probable de la formation de l’univers serait une énorme explosion, le big-bang, survenue il y a quinze milliards d’années. Le soleil, puis ses planètes naissent de ce formidable chaos plus de dix milliards d’années plus tard. La terre est alors une sphère chaude où se mêlent de nombreux constituants. L’eau est déjà là, liée aux roches en profondeur. Jaillissant avec les volcans, elle se libère sous forme de vapeur pour former avec d'autres gaz la première atmosphère de la terre. La planète se refroidissant, cette vapeur se condense en pluies diluviennes qui ruissellent pendant des millions d'années sur la terre. Cette «eau de pluie» draine au passage tant de sels minéraux (les éléments constitutifs des roches et des sols) qu'elle devient peu à peu «eau de mer» (le sel - ou chlorure de sodium : NaCl- est un sel minéral très présent dans les roches) et s'accumule pour former les océans, qui couvrent aujourd'hui les trois quarts de la surface du globe.
C'est pourquoi la majeure partie de l'eau présente sur notre planète est :
- soit salée,
- soit à l'état solide.
Seule une infime quantité d'eau est donc réellement disponible pour l'homme : c'est l'eau douce des cours d'eau et des nappes souterraines.
Mais, par ses usages, l'homme apporte au cycle de l'eau une perturbation. Par exemple, en prélevant une certaine quantité d'eau dans une rivière ou un puits pour arroser son jardin, l'homme court-circuite le cycle normal de l'eau, et pollue l'eau (engrais, ...).
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Les ressources en France
Notre pays reçoit en moyenne par an 900 litres de pluie par m2, soit un volume annuel de 440 milliards de m3.
Située au coeur de la zone tempérée, la France métropolitaine est assez bien dotée en eau, mais cette ressource est variable, selon les régions et les années.
De nombreuses nappes souterraines sont en communication avec des cours d'eau : ce sont les nappes alluviales. On les trouve un peu partout et elles peuvent parfois représenter des volumes importants.
De grandes nappes souterraines existent dans la plupart des bassins (bassin armoricain, bassin parisien, ...). Elles peuvent parfois représenter des volumes importants (ainsi, la nappe d'Alsace, avec ses deux milliards de m3, est la plus importante d'Europe).Ces ressources en eaux souterraines sont considérables, mais restent encore mal connues à ce jour.
Prélèvement et consommation
Tout usage de l'eau nécessite d'abord un "prélèvement", suivi d'une restitution totale ou partielle : c'est la "consommation". Il est intéressant de savoir que les volumes prélevés sont bien plus importants que les volumes consommés.
L'homme a besoin de prélever de l'eau pour des besoins divers :
- pour les besoins domestiques : on prélève dans le bassin Loire-Bretagne 1 000 millions de m3. La demande en eau potable est surtout concentrée dans les zones urbaines, notamment à cause des usages collectifs (écoles, hôpitaux, espaces verts ect...) et connaît son maximum en période estivale. Chaque français consomme en moyenne 160 litres d'eau par jour, soit 3 fois plus qu'il y a 20 ans.
- pour les besoins industriels : malgré le développement de ce secteur, les besoins restent stables, grâce aux techniques économes en eau qui facilitent la lutte contre la pollution (recyclage et réutilisation de l'eau). Ils sont par exemple de l'ordre de 151 millions de m3 par an hors centrales de production électrique pour les besoins de l'industrie du Bassin Loire-Bretagne. Toutefois, la "consommation" réelle est faible, de l'ordre de 7%, car les volumes utilisés pour ce secteur d'activité sont rejetés dans leur quasi totalité.
- pour l'irrigation : la consommation varie d'une année sur l'autre, en fonction des conditions météorologiques et du type de cultures à irriguer. Elle se trouve fréquemment comprise entre 1 000 et 2 000 m3/ha. Dans le bassin Loire-Bretagne l'irrigation représente 56% du volume consommé en été, tous usages confondu.
Préserver les ressources et les milieux naturels
Les agences de l'eau et les acteurs concernés (collectivités locales, industriels, agriculteurs...) mettent en commun leurs moyens et leurs compétences pour préserver les ressources, en quantité (connaissance et gestion des ressources en eau, création d'ouvragesde stockage…) et en qualité (protection des captages d'eau, lutte contre la pollution…).
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