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« L'eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d'intérêt général ».
Cette vision nouvelle est basée sur le principe d'une ressource unique qu'il faut gérer en conciliant intérêts économiques et équilibre écologique.
Cette loi consacre la notion de gestion globale des ressources en eau. Elle est basée sur le principe de solidarité entre les usagers et la prise en compte de l'eau sous toutes ses formes : ressource vitale, écosystème, support d'activités, etc.
Pour garantir la mise en œuvre de cette approche, des outils ont été créés : les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE).
Le SDAGE est réalisé par le comité de bassin, sous l'autorité du préfet coordonnateur de bassin.
Le SAGE est l'outil de gestion et de planification des ressources en eau et de leur préservation à l'échelle du sous-bassin, territoire s’appuyant sur des critères de cohérence hydrographique (bassin versant), écosystémique, hydrogéologique et socio-économique. La Commission Locale de l'Eau (CLE) en est la cheville ouvrière. Les collectivités territoriales y sont représentées de façon majoritaire.
SDAGE et SAGE rénovent le contenu et le cadre institutionnel de la gestion de l'eau et lui donnent un caractère opérationnel par :
- des objectifs de restauration et de préservation de la qualité des milieux aquatiques,
- des objectifs qualitatifs et quantitatifs pour la gestion des ressources en eau,
- l'organisation et la diffusion des informations sur l'eau pour tous les publics,
- l'élaboration de règles établies localement en accord avec les usagers de l'eau du bassin.
La directive cadre sur l’eau (DCE), et sa transposition en droit français (loi du 21 avril 2004)
Publiée au Journal des communautés européennes le 22 décembre 2000, la directive cadre sur l'eau (DCE) définit un cadre pour la gestion et la préservation des eaux par grand bassin hydrographique. Avec ce texte, l'Union européenne s’est dotée d'un cadre de référence et d'une nouvelle ambition en fixant des objectifs de qualité pour les eaux superficielles (eaux douces, eaux côtières) et pour les eaux souterraines, une méthode de travail, un calendrier précis et une construction progressive d'outils.
La loi de transposition du 21 avril 2004 confirme et renforce les principes de gestion de l'eau en France définis par les lois de 1964 et de 1992 : la gestion par bassin versant et la mise en place d'un document de planification, le Sdage, le principe de gestion équilibrée pour satisfaire tous les usages, la prise en compte des milieux aquatiques, et la participation des acteurs de l'eau.
La mise en œuvre de la directive cadre amène à réviser le Sdage d’ici la fin 2009 et à le compléter par un programme de mesures réglementaires et financières. Le nouveau Sdage intègrera les objectifs environnementaux introduits par la directive cadre sur l'eau tout en continuant à s'attacher à des objectifs importants pour le bassin Loire-Bretagne comme l'alimentation en eau potable, la gestion des crues et des inondations, la préservation des zones humides.
La loi de transposition a confié au comité de bassin la conduite de la concertation et des consultations du public pour l’élaboration du Sdage.
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